Entreprendre au Maroc : les 7 commandements.

16/07/2019

On se lève un matin et la décision est prise pour de bon : entrepreneuriat me voilà ! Il faut dire que l’on avait l’idée en tête depuis quelque temps maintenant…

Introspections et réflexions métaphysiques ? Au diable !

Finances décourageantes ? Advienne que pourra !

Entourage frileux ? Ils s’y feront !

 Finalement, rien n’aura eu raison de cette envie viscérale de créer. Une sorte d’intuition qui pousse à se jeter corps et âme dans les méandres incertains de l’entreprise et d’y tenter sa chance, et pourquoi pas d’y construire patiemment sa petite place au soleil, ici dans notre beau Maroc qui regorge d’opportunités.

Mais avant de claquer la porte de votre employeur et de filer illico au CRI* du coin, sachez que le chemin à parcourir n’est pas des moindres. L’ascension nécessite d’avoir une bonne tête sur les épaules, des nerfs d’acier et une bonne dose de « ridat lwalidine ». Pas de panique ! Une bonne préparation et un minimum d’aide professionnelle seront vos meilleurs amis. En voici les grandes lignes, selon nos experts :

L’idée, tu travailleras :

C’est évident, prendre le temps de bien travailler son idée augmente fortement les chances de réussite et de longévité de votre affaire. Une idée lumineuse, c’est très bien, mais la monétiser correctement, c’est encore mieux. Un maximum d’angles doivent être considérés, afin de détecter la meilleure entrée en la matière, de miser sur le bon cheval : le modèle d’affaires gagnant. Pour ce faire, rien de mieux que… le benchmark : une technique vieille comme le monde mais tout aussi efficace. Comparer pour mieux régner, s’inspirer des expériences et éviter les erreurs de vos chers confrères entrepreneurs, si bien sûr, l’information est disponible (pas évident au Maroc, on en convient).

Recherches en ligne, observations du terrain, expérience de proches ou encore consultations professionnelles, il est important de bien s’entourer pour peaufiner cette germe, de la travailler et de la rendre holistiquement solide. Des services tels que le pack « expert start » du cabinet AUDIGROUP vous aident dans ce sens, et vous permettent une immersion immédiate dans votre propre aventure, en vous assistant pour la réalisation d’étude de faisabilité pertinentes et l’établissement d’un business plan qui tient la route.

Du juridique, tu te méfieras :

Au commencement était le certificat négatif. Votre bébé a maintenant un nom ? Excellent, il ne lui manque que l’attention de ses « parents ». A ce niveau, le rôle de chacun des associés (le cas échéant) est primordial. Quelle structure juridique choisir ? Quelles sont les limites d’intervention de chacun ? Qui signe quoi ? Et comment fait-on pour partager les bénéfices tant attendus, ou simplement pour se désengager si on change d’avis ? Autant de questions qu’il faudra absolument soumettre à un professionnel reconnu, au risque de se retrouver piégé dans des impasses faites de documents juridiques mal rédigés. Évitez les querelles et les frais juridiques inutiles, et votre poulain ne s’en portera que mieux.

Le financement, tu considéreras :

Entreprendre, c’est avant tout mettre les moyens. Donner pour recevoir. Le paradoxe est parfois déconcertant, mais il constitue l’essence même de tout projet réussi. Il est vrai que cette étape, de loin la plus pragmatique, rebute plus d’un, à raison. En effet, malgré un florilège de campagnes médiatiques prônant l’aide à la création d’entreprises au Maroc, la réalité s’avère souvent toute autre, et la recherche d’un financement relève bien souvent de ces 7 travaux d’Hercules. Les banques, principales réserves de liquidités ronflantes, sont particulièrement averses au risque, malgré des couvertures à faire pâlir d’envie les normes prudentielles internationales. Les fonds d’investissement, offrant aides, subventions et prêt d’honneur sont eux friands de projets innovants, mais il reste difficile de s’y retrouver, et requièrent la constitution de dossiers administratifs à vous faire tomber les épaules. Même en présence de fonds propres suffisants, une aide professionnelle est souvent la bienvenue*, afin d’optimiser le montage financier et d’en maximiser les retombées.

Les temps de vaches maigres, tu traverseras :

Ça y’est ! Ma boite vit ! Elle existe, mes produits/services sont disponibles, et je suis prêt(e) à conquérir mers et forêts de clients fidèles et reconnaissants. Bon courage. N’oublions pas que l’entreprise est à ses débuts et doit, avant de voir ses carnets de commandes saturés (c’est tout le mal qu’on lui souhaite !), faire ses preuves auprès de son public cible. En attendant, serrez bien la ceinture car pour la vaste majorité des entrepreneurs, au début, le compte en banque n’est pas la force première. Ce dernier est généralement aspiré jusqu’au dernier billet afin de mettre en place la force de frappe nécessaire au succès de l’affaire. Seule recommandation : se préparer aux fins de mois difficiles, tant professionnellement que personnellement. Cela passe par la mise en place d’une discipline financière accrue et l’adoption d’une attitude positive à cet égard. Reculer pour mieux avancer : tel doit être votre credo et celui de votre entourage proche.

La communication, tu chériras :

Quels que soient les produits/services proposés, un entrepreneur doit les faire connaître. Il s’agira à ce niveau de trouver le bon mix de moyens à disposition, au passage très nombreux au Maroc. Entre participations aux évènements spécialisés, achats de publicités traditionnelles et recours aux services d’influenceurs digitaux, ne lésinez pas sur l’effort commercial. Gardez en tête que quels que soient le(s) produit(s)/service(s) révolutionnaires que vous offrez, le marché est impatient, rude et se vante d’une très courte mémoire. Alimenter en permanence la mémoire collective, c’est mettre toutes les chances de son côté.

  

La trésorerie, tu sécuriseras :

Vous avez prévu un fonds de roulement suffisant ? Bravo. N’oubliez cependant pas qu’au Maroc, près d’une entreprise sur quatre met les clefs sous la porte pour cause de retards de paiement. Prévoyez-en donc plus que jugé nécessaire, et si les sous ne le permettent pas (c’est bien souvent le cas), privilégiez un lancement en douceur, avec des charges d’exploitation réduites, et un plan de développement progressif, afin de sécuriser une période convenable de mise au point. Cela sera toujours mieux que de tout « envoyer » dès le début avec le risque de tout perdre d’un coup.

Le suivi, tu assureras :

Piloter une entreprise, c’est comme conduire une bicyclette : c’est souvent intuitif, jusqu'à ce que l’on se casse la figure ! Afin d’éviter la perte de temps et d’argent, tous deux ô combien précieux à ce stade, faites appel à des compétences spécialisées pour déléguer le suivi administratif, fiscal, social, et comptable. Même si leur coût paraît lourd au début, elles n’en restent pas moins vitales. Freinez vos ardeurs en tant qu’entrepreneur multitâches et oubliez l’idée de recruter un seul collaborateur à tout faire. Cela ne vous mènera qu’à du travail à refaire ou à de mauvaises surprises sous formes de pénalités ou d’amendes fiscales/sociales. Solution : concentrez-vous sur votre cœur de métier et confiez le reste à des équipes.

Demandez conseil à notre équipe d’experts pour assurer le lancement de votre entreprise

*Centre Régional d’Investissement

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